J’ai fait une erreur avec mon alimentation en faisant du trail 🍽️
Je pensais bien faire. En réalité, j’étais en train de glisser vers autre chose.
Salut les traileurs,
Depuis que je fais de la course à pied et du trail, j’ai perdu 8 kilos.
Sur deux ans.
Sans régime.
Sans volonté particulière de maigrir.
Sans changement radical.
Je mange beaucoup.
Plutôt sainement.
Je me fais un fast-food de temps en temps.
J’ai quasiment arrêté l’alcool.
Je ne fume plus depuis 8 ans.
Bref, rien d’extrême.
Et pourtant, plus je m’entraînais… plus je perdais du poids.
Jusqu’au moment où je me suis demandé :
👉 Est-ce que je mange vraiment assez ?
Et c’est là que j’ai fait une erreur.
📱 L’illusion du contrôle
Le conseil revenait souvent autour de moi :
“Tracke tes repas.”
Alors j’ai téléchargé une application.
Elle scanne ton assiette.
Elle calcule les calories.
Elle estime les macronutriments.
Elle te donne des objectifs.
Au début, c’était rassurant.
Je comprenais enfin ce que je mangeais.
Et j’ai découvert une chose importante :
👉 J’étais en déficit calorique presque tous les jours.
Surtout au petit-déjeuner et au déjeuner.
Sans le vouloir.
⚠️ Quand l’outil devient obsession
Mais très vite, quelque chose a changé.
Je ne mangeais plus selon ma faim.
Je mangeais pour atteindre un chiffre.
Je trackais tout.
Je comparais tout.
Je forçais parfois pour “remplir” les objectifs.
Je pensais optimiser.
En réalité, je contrôlais.
Et je sentais que ça glissait vers un rapport à l’alimentation plus rigide.
Pas un trouble déclaré.
Mais une relation moins libre.
Alors j’ai arrêté.
Parce que si le sport m’apporte de la liberté,
ce n’est pas pour que la nourriture devienne une nouvelle source de pression.
🔥 Ce que le tracking m’a quand même appris
L’application m’a permis de comprendre quelque chose d’essentiel :
Je sous-mangeais.
Pas volontairement.
Juste par sous-estimation.
En trail, on parle beaucoup d’entraînement.
Mais on parle moins de disponibilité énergétique.
Sans énergie suffisante, l’adaptation ne peut pas se faire correctement.
On en parlait récemment dans
combien de temps faut-il pour progresser en trail :
les adaptations sur 10 à 12 semaines demandent de la régularité… et du carburant.
Depuis, je fais plus attention à :
augmenter certaines portions
ne pas négliger les glucides
manger suffisamment autour des séances
Mais sans calcul quotidien.
Sans application.
Est-ce que ton rapport à l’alimentation a changé avec le sport ?
Si tu veux en parler, tu peux me répondre directement.
Sujet sensible, mais important.
🧠 Le piège silencieux en sport d’endurance
Le sport d’endurance peut parfois créer un terrain glissant :
on veut progresser
on veut optimiser
on veut être “propre”
Et sans s’en rendre compte, on peut basculer vers un rapport trop contrôlé à l’alimentation.
Les troubles du comportement alimentaire sont des sujets sérieux.
Ce que je raconte ici n’est pas un diagnostic.
C’est une expérience personnelle.
Si la nourriture devient anxiogène ou envahissante, il faut en parler à un professionnel.
Chaque corps est différent.
Certains perdent du poids en s’entraînant.
D’autres en prennent.
D’autres se stabilisent.
Il n’y a rien d’universel.
🍌 L’énergie n’est pas un détail
Avec le recul, je me rends compte d’une chose simple :
On parle beaucoup de gels, de barres, de compotes en course.
Mais la base reste l’énergie globale.
Comme je l’expliquais dans
gels, barres ou compotes : quoi manger vraiment en course ?,
la nutrition n’est pas un accessoire.
C’est le socle.
Le corps s’adapte quand il a ce qu’il faut.
⚖️ Aujourd’hui
Aujourd’hui, je fais plus attention.
Même si j’ai parfois l’impression d’être déjà “au maximum”.
Je me dis aussi une chose :
Le corps est intelligent.
Il cherche l’équilibre.
À condition de :
dormir
manger suffisamment
ne pas être en restriction chronique
Je ne compte plus.
Je fais attention.
Et je laisse mon corps se stabiliser.
📝 En résumé
J’ai perdu 8 kilos en deux ans de trail.
Le sport n’était pas le problème.
Le déficit énergétique involontaire, oui.
Le tracking m’a aidé à comprendre…
mais m’a aussi montré mes limites.
Aujourd’hui :
✔️ Je mange plus consciemment
✔️ J’évite de sous-manger
✔️ Je garde un rapport souple à l’alimentation
Le sport doit rester un espace de liberté.
Pas une nouvelle forme de contrôle.
À très vite,
Matti Lontra


