Salut les traileurs,
Dans quelques semaines, je prends le départ de Nice by UTMB, le format 50km.
Et je vais être honnête avec toi : ma prépa n’a pas été un long fleuve tranquille.
Pas de blessure, pas de gros drame. Mais une accumulation de petits trucs qui, mis bout à bout, ont rendu cet été beaucoup plus dur que prévu.
Je te raconte, parce que je pense que ça peut te parler.
😶 La perte de sens, direct après Haute Provence
Fin mai, je termine mon trail de Haute Provence. 55 km, une vraie fierté.
Et puis... rien.
Pas de nouvel élan. Pas d’envie immédiate de repartir sur un cycle. Juste un grand vide, comme si l’objectif suivant n’avait plus vraiment de sens. Voir “facile”, comme je connais maintenant la distance.
C’est un phénomène que je connais déjà, j’en avais parlé après une autre course dans le creux post-course. Sauf que cette fois, il est arrivé au pire moment : juste avant d’attaquer le bloc le plus important de ma prépa.
🌡️ La canicule qui ne m’a jamais lâché
La semaine où j’ai voulu reprendre sérieusement, les températures ont explosé dans le sud.
Et je m’y suis très mal acclimaté.
Encore aujourd’hui, honnêtement, je galère toujours avec cette chaleur.
Chaque sortie en pleine journée devient un calcul stratégique : quand partir, combien emporter, jusqu’où aller sans se cramer. Rien à voir avec l’insouciance d’une sortie tranquille en avril.
Si toi aussi t’as du mal avec les fortes chaleurs, j’avais détaillé quelques pistes concrètes dans comment tenir en trail quand il fait 35°C.
😴 Zéro motivation à me lever tôt
L’an dernier, je me levais à la fraîche sans trop me poser de questions. Ça faisait presque partie du plaisir.
Cette année : rien.
Aucune envie de sortir du lit avant le lever du jour. Le réveil sonne, et mon corps entier négocie pour rester couché.
Résultat : des sorties décalées plus tard, en pleine chaleur, ce qui n’a évidemment rien arrangé.
🧭 Ce que ça m’a appris sur moi
Cette prépa m’a appris un truc simple, mais que je vais vraiment appliquer : je ne me remettrai plus jamais un objectif en septembre avec tous les gros blocs d’entraînement en juillet-août.
Pas parce que c’est impossible. Mais parce que pour moi, spécifiquement, cette période cumule trop de choses défavorables : sortie de course de printemps, canicule, vacances, motivation naturellement plus basse.
La prochaine fois, soit je cale mon gros bloc plus tôt dans l’année, soit je vise un objectif à une autre saison. Bilan simple, mais utile.
Au fond
Une prépa compliquée, ce n’est pas forcément une prépa ratée.
La mienne a été traversée par une perte de sens, une chaleur que je n’ai jamais réussi à apprivoiser, et une motivation qui a joué à cache-cache tout l’été.
Mais je serai quand même sur la ligne de départ dans quelques semaines. Pas dans les meilleures conditions rêvées, mais présent. Et ça, ça compte aussi.
En résumé
✔️ Le creux après une course peut arriver au pire moment, juste avant le bloc suivant
✔️ L’acclimatation à la chaleur, ça ne se décrète pas, même avec de l’expérience
✔️ Une motivation en berne n’est pas un signe d’échec, c’est un signal à écouter
✔️ Prochaine leçon : plus de gros bloc d’été pour un objectif de rentrée
Petite question pour toi :
T’as déjà eu une prépa qui partait dans tous les sens comme ça ? C’était dû à quoi, chez toi ?
À très vite,
Matti Lontra


