Pourquoi on marche autant en trail 🚶♂️
Ce n’est pas un aveu de faiblesse. C’est souvent la meilleure stratégie.
Salut les traileurs,
Quand on commence le trail, il y a un moment un peu étrange.
Tu arrives dans une montée.
Tu vois les autres ralentir.
Puis marcher.
Et là tu te dis :
“Attends… on marche ?”
Parce que dans l’imaginaire collectif, courir c’est courir.
Marcher, c’est abandonner.
Sauf qu’en trail, c’est exactement l’inverse.
La première surprise quand on découvre le trail
Quand j’ai commencé à regarder des courses de trail, j’ai été surpris par un truc.
Même les meilleurs marchent.
Sur les montées longues.
Sur les pentes très raides.
Sur certains passages techniques.
Et pourtant ce sont les mêmes athlètes qui courent ensuite à des vitesses impressionnantes sur le reste du parcours.
La marche n’est pas un signe de faiblesse.
C’est une stratégie d’effort.
La logique énergétique
En montée raide, courir coûte énormément d’énergie.
Le cœur s’emballe.
Les quadriceps brûlent.
La respiration devient difficile à contrôler.
À partir d’un certain pourcentage de pente, courir devient simplement moins efficace que marcher vite.
C’est pour ça que beaucoup de trailers utilisent ce qu’on appelle le power hiking.
Une marche rapide, dynamique, qui permet de :
garder un effort stable
économiser de l’énergie
éviter de faire exploser le cardio
Et sur une course longue, cette gestion peut faire une énorme différence.
La gestion de l’effort sur la durée
Le trail est rarement un effort court.
Même un trail de 20 ou 30 km peut durer plusieurs heures.
Si tu essaies de courir toutes les montées, tu risques surtout de payer la facture plus tard.
La fatigue s’accumule.
Les jambes se vident.
Et les descentes deviennent plus compliquées.
Marcher certaines portions permet de rester plus frais plus longtemps.
C’est une logique de gestion.
On en parlait d’ailleurs dans
combien de temps faut-il pour progresser en trail :
la progression vient souvent de la capacité à doser son effort sur la durée, pas d’aller toujours plus vite.
Marcher peut aussi faire gagner du temps
C’est un peu contre-intuitif.
Mais sur certaines montées, marcher vite peut être plus rapide que courir lentement.
Quand la pente est forte :
la foulée devient inefficace
le cardio grimpe très vite
la cadence se casse
Une marche active permet souvent de garder un rythme plus régulier.
C’est pour ça que même sur des courses élite, on voit souvent des portions marchées.
Une habitude qui s’apprend
Au début, marcher peut donner l’impression de “tricher”.
Puis on comprend peu à peu que ça fait partie du jeu.
Avec l’expérience, on apprend :
quand marcher
quand relancer
comment alterner les deux
Et c’est souvent à ce moment-là que les sensations deviennent plus fluides.
D’ailleurs, c’est une des raisons pour lesquelles beaucoup de coureurs venant de la route sont surpris au début.
Ils pensent qu’il faut courir tout le temps.
Alors que le trail fonctionne autrement.
J’en parlais aussi dans
trail court, trail long, ultra… on parle vraiment de quoi ?
les formats changent, mais la logique reste la même : gérer l’effort sur la durée.
En résumé
En trail, marcher n’est pas un échec.
C’est souvent :
✔ une stratégie
✔ une gestion d’énergie
✔ une manière de durer plus longtemps
Et parfois même… une façon d’aller plus vite.
Petite question pour toi :
Est-ce que tu marches déjà dans les montées, ou tu essaies encore de courir partout ?
Je suis curieux de lire vos réponses.
À très vite,
Matti Lontra


