Courir seul ou avec des potes : ça change vraiment tout en trail 👥
Solo ou en groupe, les deux ont leurs vertus. Mais selon ton humeur et ta progression, le bon choix peut tout changer.
Salut les traileurs,
L’autre jour, je prévoyais une sortie solo.
Et puis un message : “On sort demain matin, t’es chaud ?”
Évidemment, j’ai dit oui.
Sauf que voilà.
Le groupe avait un rythme. Pas le mien. Et moi, trop fier pour le dire, j’ai suivi. J’ai terminé la sortie sur les rotules, 5 minutes derrière tout le monde, assis sur un rocher à m’attendre.
Super souvenir quand même. Mais ça m’a fait réfléchir : courir en groupe ou en solo en trail, c’est vraiment deux expériences différentes. Pas une meilleure que l’autre. Juste différentes. Et selon où t’en es, l’une peut t’apporter ce que l’autre ne peut pas.
Le piège du groupe : tu suis, et tu te cramés 🔥
Courir avec des potes, c’est bien.
Sauf que le groupe a souvent son propre rythme. Et ce rythme, c’est rarement le tien.
T’accélères sans t’en rendre compte. Tu veux pas être celui qui ralentit tout le monde. Alors tu suis. Et en trail running, se laisser embarquer dans une allure trop haute, c’est la recette classique pour finir à vide avant le retour.
C’est pas une question de niveau. C’est une question d’ego tranquille à travailler.
Le vrai truc à apprendre en groupe : oser dire “je vais moins vite, on se retrouve là-haut.”
Ce que le groupe t’apporte quand même 💪
Bon. Faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain.
Courir avec d’autres, ça a des vrais avantages.
La motivation : un message de groupe un dimanche à 7h, ça te fait lever quand la flemme aurait gagné tout seul
La sécurité : sur un terrain inconnu, c’est toujours mieux d’être plusieurs
L’apprentissage : observer comment quelqu’un gère une descente technique ou choisit sa ligne dans les cailloux, ça vaut des heures de lecture
Si tu veux des conseils sur les sorties en terrain inconnu, j’en parlais dans Courir en terrain inconnu : mode d’emploi 🗺️
Courir seul : le luxe de ton propre rythme 🎧
Le solo, c’est une autre planète.
T’accélères quand t’as envie. Tu marches dans la montée sans te sentir jugé. Tu t’arrêtes pour regarder une vue sans que personne attende derrière toi.
C’est aussi là que t’apprends à vraiment écouter ton corps.
Ton souffle. Tes jambes. La façon dont tu poses le pied sur le sentier. En groupe, cette écoute-là, elle disparaît. T’es dans la conversation, dans la roue, dans la dynamique collective.
La sortie solo, c’est ton espace. Ton vrai rythme. Souvent une surprise, d’ailleurs.
Alors, solo ou groupe ? 🤷
Soyons clairs : le solo, c’est la base.
C’est là que tu construis ton endurance. Que tu apprends à gérer ton effort. Que tu progresses vraiment, à ton rythme.
Le groupe, garde-le pour les occasions. Une sortie longue le weekend de temps en temps. Une course. Un moment à partager.
Pas chaque semaine. Parce que si tu suis systématiquement une allure qui est pas la tienne, tu accumules de la fatigue sans t’en rendre compte. Et un jour, ton corps présente la facture.
Le groupe, c’est le sel. Pas le plat principal.
Au fond
Le trail peut se vivre seul ou entouré, et les deux ont du sens. Ce que j’ai compris ce jour-là, dans cette montée de l’enfer à bout de souffle, c’est que le problème c’était pas le groupe. C’était moi qui avais pas osé courir à mon allure. Le groupe, quand tu l’utilises bien, c’est un outil. Quand tu le subis, c’est une blessure qui couve.
En résumé
✔️ En groupe, le risque c’est de suivre une allure qui n’est pas la tienne
✔️ Courir seul t’apprend à écouter ton corps et à trouver ton vrai rythme
✔️ Le groupe booste la motivation, la sécurité et l’apprentissage par observation
✔️ Le solo, c'est la base. Le groupe, c'est le sel. Garde-le pour les occasions spéciales
Petite question pour toi :
Tu es plutôt team solo ou team groupe ? Et est-ce que t’as déjà fini une sortie cramé parce que t’as suivi un rythme qui était pas le tien ?
À très vite,
Matti Lontra


